Le déploiement de la 5G a été ralenti à cause du coronavirus

Le déploiement de la 5G a été ralenti à cause du coronavirus

Le monde a été mis à l’arrêt complet pendant près de trois mois avec la propagation du covid-19 à travers les pays. Tous les secteurs ont été touchés, et celui des télécommunications en fait partie. De ce fait, les opérateurs mobiles qui commençaient à déployer de façon massive leur réseau mobile de 5ème génération ont également dû appuyer sur le bouton pause.

L’installation des antennes 5G a été brusquement stoppée

En effet, confinement oblige, les nombreuses sociétés de sous-traitances chargées d’installer les pylônes et antennes 5G pour le compte des opérateurs français ont dû baisser le rideau à compter du 16 mars 2020. La majorité des salariés de ces entreprises ne réalisait pas un travail jugé « essentiel » et ont donc été mis au chômage partiel, comme plus de 10 millions d’actifs en France au cours du mois d’avril 2020.

Ce n’est seulement qu’à compter du début du mois de Mai que les opérateurs ont pu reprendre doucement mais surement les installations d’équipement 5G à travers le pays. Pour le moment, ces derniers se concentre sur les grandes villes, là où la densité de population est la plus importante donc la rentabilité la meilleure.

Il faudra probablement de nombreuses années avant de voir le territoire français entièrement couvert par la 5G. Il ne l’est d’ailleurs toujours pas totalement en 4G. De plus, selon Rémi du site Mezabo, il ne faut pas moins de « quatre fois plus d’antennes 5G que leurs homologues 4G pour couvrir la même superficie, car les bandes de fréquences utilisées par la 5G portent moins loin, et pénètrent mois bien à l’intérieur des bâtiments. ».

Les enchères pour l’obtention des bandes de fréquences 5G ont été repoussées

En plus d’un arrêt brutal du déploiement des infrastructures 5G, les opérateurs ont dû faire face à un énième report de l’organisation des enchères pour l’obtention des bandes de fréquences 5G. En effet, le gendarme des télécoms français, l’ARCEP, qui gère l’attribution des fréquences pour le secteur des télécoms a décidé de les reporter à Septembre 2020 en raison de l’épidémie.

C’est par la voix de son président, Sébastien Soriano, que les opérateurs mobiles français ont appris début avril 2020 que l’épidémie avait eu raison de la seconde phase de l’appel d’offres pour l’octroi des fréquences 5G.

Même si certains comme Free ou SFR ont appelé à un report rapide, Orange et Bouygues Télécom par les voix de leurs présidents respectifs se sont félicités de cette décision jugée « raisonnable ». Probablement voyaient-ils là l’occasion de reporter d’un trimestre fiscal ou deux la dépense de plusieurs centaines de millions d’euros, alors même que la crise du covid-19 frappe l’économie française de plein fouet.

Vous l’aurez compris, l’épidémie de Coronavirus qui frappe le monde actuellement à des conséquences dans de nombreux secteurs, et la téléphonie mobile n’est pas épargné, bien au contraire. En France, nous pouvons espérer un premier lancement commercial de forfaits mobiles 5G d’ici la fin d’année 2020, si tout se passe comme prévu.

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